CHAPITRE 1 — « Personne ne sort »

CHAPITRE 1 — « Personne ne sort »
La chapelle était silencieuse.
Sous la lumière douce des bougies et des lampes funéraires, les dizaines de lys blancs déposés autour du cercueil semblaient presque irréels. Leur parfum flottait dans l'air, se mélangeant à celui de la cire chaude.
Bia se tenait au premier rang.

Elle serrait contre elle une vieille poupée aux cheveux bruns.
Personne ne prêtait vraiment attention à elle.
C'était précisément ce qu'elle voulait.
Depuis la mort de sa mère, tout le monde lui répétait la même chose.
Qu'elle devait être forte.
Qu'elle devait accepter.
Qu'elle devait laisser les adultes s'occuper des choses importantes.
Mais Bia savait qu'ils se trompaient.
Sa mère lui avait laissé quelque chose.
Quelque chose que personne ne devait trouver.
Ses petits doigts se refermèrent autour de la poupée.
À quelques mètres de là, Helena observait la cérémonie avec une expression parfaitement maîtrisée.
Robe noire.
Perles autour du cou.
Visage immobile.
Elle ressemblait à une femme détruite par le chagrin.
Mais Bia avait appris à ne jamais croire aux apparences.
Soudain, Helena tourna la tête.
Leurs regards se croisèrent.
Bia baissa immédiatement les yeux.
Helena sourit légèrement.
Puis elle regarda ailleurs.
Quelques secondes passèrent.
Bia glissa discrètement la main dans la robe de sa poupée.
Elle sentit le petit objet froid.
Le téléphone.
Celui que sa mère avait caché.
Celui qui contenait probablement la vérité.
Bia inspira profondément.
Elle allait parler.
Mais avant qu'elle ne puisse bouger, Helena s'approcha.
— Bia, donne-moi cette poupée.
La fillette recula.
— Pourquoi ?
Helena tendit la main.
— Parce que tu n'as rien à faire avec ça.
Bia serra la poupée contre sa poitrine.
— Maman m'a dit de ne jamais vous la donner.
Le visage d'Helena changea.
À peine.
Mais Ricardo le remarqua.
Il était debout quelques mètres plus loin.
Il s'approcha immédiatement.
— Qu'est-ce qui se passe ?
Helena se retourna.
— Rien. Bia est simplement bouleversée.
Ricardo regarda la petite fille.
— Bia ?
La fillette tremblait.
Puis elle sortit le téléphone de la poupée.
Un murmure parcourut la chapelle.
Helena devint livide.
— Où as-tu trouvé ça ?
Bia leva les yeux vers elle.
— Maman l'avait caché.
— Bia...
— Elle m'a dit qu'un jour, quelqu'un essaierait de dire qu'elle mentait.
Le silence devint total.
Ricardo regarda Helena.
Puis le téléphone.
— Qu'est-ce qu'il y a dessus ?
Bia répondit d'une voix presque inaudible :
— Tout.
Helena fit un pas vers elle.
Ricardo s'interposa.
— Ne la touchez pas.
— Ricardo, vous ne comprenez pas...
— Je comprends suffisamment.
Helena regarda la porte de la chapelle.
Puis une autre.
Puis les fenêtres.
Bia remarqua son comportement.
Elle comprit quelque chose.
Helena avait peur.
Et si Helena avait peur...
Alors sa mère avait eu raison.
Bia leva le téléphone.
— Maman a tout enregistré.
Un bruit parcourut l'assemblée.
Quelqu'un murmura :
— Enregistré quoi ?
Bia regarda Helena.
— Ce qu'elle a fait.
Helena blêmit.
— Cette enfant ne sait pas ce qu'elle raconte.
Ricardo se tourna vers les portes.
Son visage se durcit.
— Personne ne sort.
Les invités se figèrent.
Ricardo donna un ordre sec aux hommes postés près de l'entrée.
— Verrouillez les portes.
Le déclic des serrures résonna dans la chapelle.
Helena recula.
Pour la première fois depuis le début des funérailles, son masque venait de tomber.
Et Bia comprit que le moment était arrivé.
CHAPITRE 2 — « La voix de maman »
Le téléphone était ancien.
L'écran était fissuré.
Mais il fonctionnait encore.
Ricardo prit l'appareil sans quitter Helena des yeux.
— Qui a enregistré ces fichiers ?
Bia répondit :
— Maman.
— Et elle savait qu'elle allait mourir ?
La petite fille hésita.
— Je ne sais pas.
Puis elle ajouta :
— Mais elle avait peur.
Cette phrase bouleversa Ricardo.
Helena, elle, ne bougeait plus.
Un homme au fond de la chapelle demanda :
— Pourquoi verrouiller les portes ?
Ricardo répondit froidement :
— Parce que quelqu'un ici sait ce que contient ce téléphone.
Helena serra les poings.
— C'est ridicule.
— Alors vous n'avez rien à craindre.
Ricardo appuya sur l'écran.
Un fichier audio apparut.
Date : trois jours avant la mort de la mère de Bia.
Bia ferma les yeux.
— Je peux l'écouter ?
Ricardo hocha la tête.
La voix d'une femme remplit la chapelle.
Une voix faible.
Tremblante.
Mais reconnaissable.
La mère de Bia.
« Si quelqu'un entend cet enregistrement, c'est que je n'ai pas réussi à tout révéler moi-même. »
Bia se mit à pleurer.
Helena recula.
La voix continua.
« Ne faites confiance à personne dans cette maison. »
Un murmure parcourut l'assemblée.
Puis l'enregistrement s'interrompit brutalement.
Quelques secondes de silence.
Et une dernière phrase.
« Helena sait pourquoi. »
Toutes les têtes se tournèrent vers Helena.
Elle resta immobile.
Mais ses yeux étaient remplis de peur.
CHAPITRE 3 — « Le premier mensonge »
Helena tenta de reprendre le contrôle.
Elle expliqua que la voix pouvait avoir été manipulée.
Qu'un enregistrement ne prouvait rien.
Mais Ricardo ne la croyait plus.
Un détail l'obsédait.
Pourquoi Helena avait-elle immédiatement cherché à récupérer le téléphone ?
Bia révéla alors que sa mère avait caché plusieurs fichiers.
Et qu'elle avait reçu une dernière instruction :
« Quand tu seras certaine qu'ils vont découvrir la vérité, donne le téléphone à Ricardo. »
Ricardo comprit que sa propre place dans cette histoire avait été préparée depuis longtemps.
CHAPITRE 4 — « La chambre interdite »
Ricardo découvre que plusieurs objets de la chambre de la mère de Bia ont disparu après sa mort.
Bia affirme qu'Helena avait interdit à quiconque d'y entrer.
Avec l'aide d'un ancien domestique, Ricardo retrouve une clé cachée.
Elle ouvre une pièce secrète derrière la bibliothèque.
Sur le mur se trouvent des photographies.
Et au centre...
Une photo de Bia.
Prise le jour même de sa naissance.
CHAPITRE 5 — « Le dossier rouge »
Dans la pièce secrète, Ricardo trouve un dossier contenant des documents financiers.
La mère de Bia enquêtait sur des transferts d'argent.
Les sommes provenaient d'une société appartenant indirectement à Helena.
Mais un document est encore plus troublant.
Il concerne la naissance de Bia.
Le nom de son père biologique ne correspond pas à celui que tout le monde croyait.
CHAPITRE 6 — « Le sang »
Bia découvre que sa mère avait conservé des résultats médicaux.
Ricardo comprend que la fillette pourrait être l'héritière légitime d'une fortune considérable.
Helena aurait donc eu un motif financier.
Mais quelque chose ne colle toujours pas.
Pourquoi tuer la mère ?
Pourquoi attendre autant d'années ?
Et surtout...
Pourquoi avoir peur du téléphone ?
CHAPITRE 7 — « La deuxième voix »
Un nouvel enregistrement est découvert.
Cette fois, une voix masculine apparaît.
L'homme parle avec la mère de Bia.
Il lui demande de quitter la ville.
Puis il prononce une phrase glaçante :
« Helena n'est pas celle dont tu dois avoir peur. »
Ricardo comprend qu'Helena pourrait elle-même être manipulée.
CHAPITRE 8 — « Le véritable ennemi »
Les preuves commencent à désigner un autre membre de la famille.
Un homme que personne n'avait soupçonné.
Il avait accès aux comptes.
Aux caméras.
Aux médicaments.
Et surtout...
Il était présent la nuit de la mort.
CHAPITRE 9 — « La nuit de la mort »
Grâce aux enregistrements, Ricardo reconstitue les dernières heures de la mère de Bia.
Elle avait découvert quelque chose.
Elle avait voulu partir.
Mais quelqu'un l'en avait empêchée.
Bia se souvient soudain d'un détail qu'elle avait oublié.
Une odeur.
Un parfum.
Celui de l'homme présent dans la chapelle.
CHAPITRE 10 — « Le témoin disparu »
Un ancien chauffeur est retrouvé.
Il affirme avoir vu la voiture d'Helena quitter le domaine le soir du drame.
Mais il révèle aussi quelque chose d'inattendu :
Helena n'était pas seule.
CHAPITRE 11 — « Le piège »
Ricardo organise secrètement un piège.
Il fait croire que le téléphone contient un fichier supplémentaire capable d'identifier le meurtrier.
Helena panique.
Quelqu'un tente de voler le téléphone.
Mais Bia avait prévu le piège.
Le véritable voleur est filmé.
CHAPITRE 12 — « Le visage derrière le masque »
L'homme capturé révèle qu'il travaillait pour quelqu'un.
Mais il refuse de prononcer son nom.
Jusqu'à ce que Ricardo lui montre une photographie.
L'homme s'effondre.
— Il va nous tuer.
Ricardo répond :
— Il ne peut plus vous protéger.
CHAPITRE 13 — « La vérité d'Helena »
Helena avoue enfin une partie de la vérité.
Elle n'a pas tué la mère de Bia.
Elle avait essayé de la protéger.
Mais elle avait commis une erreur terrible :
Elle avait accepté de se taire.
Et ce silence avait permis au véritable responsable de poursuivre son plan.
CHAPITRE 14 — « La dernière vidéo »
Le téléphone contient finalement une vidéo.
La mère de Bia regarde directement la caméra.
Elle parle à sa fille.
Elle lui dit qu'elle l'aime.
Puis elle révèle le secret qui change tout :
Bia n'est pas seulement l'héritière.
Elle est la seule personne capable de récupérer légalement une fortune que quelqu'un a volée pendant des années.
CHAPITRE 15 — « La chasse »
Le véritable ennemi comprend que les preuves existent.
Il fait enlever Bia.
Ricardo part à sa recherche.
Helena décide de l'aider malgré tout.
Pour la première fois, les deux ennemis apparents deviennent alliés.
CHAPITRE 16 — « La maison abandonnée »
Bia est retenue dans une ancienne propriété.
Mais elle réussit à utiliser un vieux téléphone.
Elle appelle Ricardo.
Elle ne connaît pas son adresse.
Elle donne seulement trois indices.
Une horloge.
Une rivière.
Et une cloche.
Ricardo comprend.
CHAPITRE 17 — « Avant l'aube »
Ricardo arrive avant que les ravisseurs puissent déplacer Bia.
Une confrontation éclate.
Helena apparaît également.
Mais le véritable coupable les attendait.
Il possède une arme.
Et il révèle enfin pourquoi la mère de Bia devait mourir.
CHAPITRE 18 — « Tout était enregistré »
Le coupable croit avoir gagné.
Mais il ignore que Bia a activé l'enregistrement automatique du téléphone.
Toutes ses paroles sont enregistrées.
Chaque aveu.
Chaque menace.
Chaque détail.
La vérité est enfin complète.
CHAPITRE 19 — « Le dernier aveu »
Helena témoigne.
Elle révèle tout ce qu'elle savait.
Elle reconnaît ses mensonges.
Elle accepte de perdre sa réputation pour sauver Bia.
Puis elle remet aux autorités le dernier document caché par la mère de l'enfant.
Un document qui prouve définitivement le complot.
CHAPITRE 20 — « Les lys blancs »
Quelques mois plus tard, Bia retourne dans la chapelle.
Cette fois, il n'y a ni policiers ni portes verrouillées.
Seulement des lys blancs.
Elle tient la même poupée dans ses bras.
Ricardo se tient à ses côtés.
Bia dépose le téléphone devant la photographie de sa mère.
Puis elle murmure :
— J'ai fait ce que tu m'avais demandé.
Le silence lui répond.
Pour la première fois, Bia sourit.
La vérité avait finalement trouvé son chemin.
Mais avant de partir, Ricardo remarque quelque chose.
Un petit voyant rouge clignote encore sur le téléphone.
Un dernier fichier vient d'apparaître.
ENREGISTREMENT — 00:17:43
Ricardo regarde Bia.
— Tu savais qu'il y avait encore quelque chose ?
Bia secoue lentement la tête.
Il ouvre le fichier.
La voix de sa mère retentit une dernière fois.
Mais cette fois, elle ne parle pas à Bia.
Elle parle à Ricardo.
« Si tu écoutes ceci, c'est que tu as découvert la première partie de la vérité. »
Ricardo reste figé.
La voix continue.
« Maintenant, tu dois découvrir qui est réellement le père de Bia. »
L'écran devient noir.
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Et, derrière eux, les portes de la chapelle se referment lentement.
FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE.