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# CHAPITRE 2 — LE COFFRE QUE PERSONNE NE DEVAIT OUVRIR

# CHAPITRE 2 — LE COFFRE QUE PERSONNE NE DEVAIT OUVRIR

La clé resta quelques secondes sur le parquet.

Diogo la regardait comme si elle pouvait soudainement lui révéler toute sa vie.

— Ma mère est morte dans un accident, murmura-t-il.

Marina ne répondit pas.

— C'est ce que les médecins ont dit.

Toujours rien.

— C'est ce que mon père m'a dit.

Marina baissa les yeux.

— Votre père vous a menti.

Diogo releva brusquement la tête.

— Fais attention à ce que tu dis.

Marina ne recula pas.

— Je sais que c'est difficile à entendre.

— Tu ne connaissais même pas ma mère.

— Non.

Elle marqua une pause.

— Mais mon père la connaissait.

Cette phrase suffit à arrêter Diogo.

Il ramassa la clé.

— Où est ce coffre ?

Marina regarda la porte.

— Dans l'ancienne bibliothèque.

Diogo fronça les sourcils.

— Cette pièce est fermée depuis la mort de mon père.

— Je sais.

— Comment y es-tu entrée ?

— Votre épouse m'a demandé de la nettoyer il y a trois semaines.

Diogo sentit immédiatement quelque chose d'étrange.

— Pourquoi ma femme t'aurait-elle demandé ça ?

Marina hésita.

— Je crois qu'elle cherchait quelque chose.

— Quoi ?

— Le même coffre.

Diogo resta silencieux.

Puis il demanda :

— Est-ce qu'elle l'a trouvé ?

Marina secoua la tête.

— Non.

— Comment le sais-tu ?

— Parce que je l'ai trouvé avant elle.

Diogo la fixa.

— Et tu ne m'as rien dit ?

— Je ne savais pas si je pouvais vous faire confiance.

Cette réponse le surprit.

— Pourquoi ?

Marina prit le carnet posé sur le bureau.

— Parce que votre père n'était pas le seul à cacher des choses.

Elle tourna plusieurs pages.

— Votre épouse aussi.

Diogo sentit une colère monter.

— Tu accuses ma femme ?

— Je vous montre seulement les chiffres.

Elle lui tendit le carnet.

Plusieurs transferts avaient été effectués depuis un compte personnel de son épouse.

Des montants importants.

Tous envoyés à une société inconnue.

Diogo lut le nom.

Ribeiro Consulting.

Il pâlit.

— Ribeiro...

Marina hocha la tête.

— Le nom de mon père.

— Mais cette société a été créée après sa mort.

— Exactement.

Diogo ne trouva rien à répondre.

Il prit son téléphone.

— Je vais appeler mon avocat.

Marina l'arrêta.

— Pas encore.

— Pourquoi ?

— Parce que quelqu'un surveille vos appels.

Diogo la regarda.

— Comment pourrais-tu savoir ça ?

Marina désigna son téléphone.

— Parce que ce matin, j'ai trouvé ça sous votre bureau.

Elle sortit un petit dispositif noir.

Diogo comprit immédiatement.

Un traceur.

Son visage devint livide.

— Depuis combien de temps ?

— Je ne sais pas.

Il regarda autour de lui.

La chambre qui lui avait toujours semblé sûre paraissait soudain différente.

Chaque objet pouvait cacher quelque chose.

Chaque personne pouvait mentir.

Puis un bruit retentit dans le couloir.

Des pas.

Marina se tut.

Diogo éteignit immédiatement la lumière.

Ils restèrent immobiles.

Les pas s'arrêtèrent devant la porte.

Quelqu'un posa la main sur la poignée.

Diogo fit signe à Marina de ne pas bouger.

La porte s'ouvrit lentement.

Une silhouette apparut.

C'était son épouse, Helena.

Elle regarda la pièce.

Puis son regard tomba sur les billets.

Elle resta figée.

— Diogo ?

Il alluma la lumière.

— Que fais-tu ici ?

Helena sourit nerveusement.

— Je pourrais te poser la même question.

Son regard se posa sur Marina.

— Et pourquoi ta femme de ménage est-elle dans cette chambre ?

Marina baissa les yeux.

Mais Diogo ne répondit pas.

Il s'approcha d'Helena.

— Tu connais António Ribeiro ?

Le sourire d'Helena disparut.

Une seconde.

Une seule.

Mais Diogo la vit.

— Non.

— Tu es certaine ?

— Bien sûr.

Diogo sortit le carnet.

— Alors pourquoi as-tu envoyé de l'argent à une société portant son nom ?

Helena resta silencieuse.

— Je peux t'expliquer.

— Alors explique.

Elle regarda Marina.

Puis Diogo.

— Pas ici.

Diogo comprit immédiatement.

— Pourquoi ?

Helena s'approcha de lui et murmura :

— Parce que si elle entend ce que je vais te dire, elle sera en danger.

Marina leva lentement la tête.

Helena continua :

— Et toi aussi.

Diogo sentit son cœur accélérer.

— Qu'est-ce que tu caches ?

Helena ferma les yeux.

— Ton père n'est pas mort naturellement.

Le silence fut brutal.

— Quoi ?

— Il a été assassiné.

Diogo recula.

— Par qui ?

Helena regarda la porte.

Puis elle murmura :

— Par la même personne qui a tué ta mère.

Marina pâlit.

Diogo sentit sa respiration se couper.

— Qui ?

Helena ne répondit pas.

Un bruit de verre brisé retentit soudain au rez-de-chaussée.

Tous les trois se tournèrent vers la porte.

Helena murmura :

— Ils sont déjà là.

Diogo fronça les sourcils.

— Qui ?

Elle le regarda avec une peur qu'il ne lui avait jamais vue auparavant.

— Les hommes qui savent où se trouve le coffre.

Marina serra son carnet contre elle.

— Il faut partir.

Mais Diogo secoua la tête.

— Non.

Il regarda la clé dans sa main.

— D'abord, nous allons ouvrir le coffre.

Puis il regarda Helena.

— Et cette fois, tu vas me raconter toute la vérité.

Au même instant, les lumières de toute la maison s'éteignirent.

Une voix inconnue résonna dans l'obscurité :

Diogo... éloigne-toi de cette femme.

Marina se figea.

Parce qu'elle connaissait cette voix.

C'était celle de l'homme qui avait détruit sa famille.

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Et elle croyait cet homme mort depuis dix ans.

À suivre...

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