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CHAPITRE 6 — LE COFFRE SOUS LA VILLA

CHAPITRE 6 — LE COFFRE SOUS LA VILLA

Adrien resta longtemps devant la porte secrète.

La clé que l'inconnu lui avait donnée reposait dans sa paume.

Claire se tenait derrière lui, immobile.

— Tu es certain de vouloir continuer ? demanda-t-elle.

Adrien regarda le tunnel sombre.

— J'ai passé vingt ans à chercher la vérité.

Il serra la clé.

— Maintenant qu'elle est devant moi, je ne vais pas reculer.

Ils descendirent.

Plus ils avançaient, plus l'air devenait froid.

Au bout du tunnel se trouvait une immense porte métallique.

Adrien inséra la clé.

Un déclic retentit.

La porte s'ouvrit.

Derrière elle se trouvait une pièce parfaitement conservée.

Des serveurs occupaient les murs.

Au centre se trouvait un coffre noir.

Adrien s'approcha.

Une inscription était gravée dessus :

« À mon fils. »

Claire porta une main à sa bouche.

— C'est l'écriture de ton père.

Adrien ouvrit le coffre.

À l'intérieur se trouvaient trois objets :

une montre,

un passeport,

et une lettre.

Il prit la lettre.

« Adrien, si tu as ouvert ce coffre, alors je n'ai plus aucune raison de te mentir. »

Il continua.

« Je suis vivant. »

Adrien ferma les yeux.

Claire éclata en sanglots.

« Mais je ne peux pas revenir auprès de toi. Pas encore. »

Adrien serra la lettre.

« Parce que je suis responsable d'une partie de ce qui est arrivé à notre famille. »

Il regarda Claire.

— Qu'est-ce qu'il veut dire ?

Elle secoua la tête.

— Je ne sais pas.

La lettre continuait.

« Aurora n'a pas été créée pour voler les riches. Elle a été créée pour empêcher quelques familles de contrôler toute l'économie européenne. »

Adrien fronça les sourcils.

« Nous pensions pouvoir maintenir un équilibre. Nous avions tort. »

Puis :

« Victor a trahi le groupe. »

Adrien se figea.

« Il a vendu des informations à ceux qui voulaient prendre le contrôle d'Aurora. »

Il regarda Claire.

— Alors Victor n'était pas seulement une victime.

— Non.

La lettre poursuivait :

« Mais Victor n'était pas le véritable responsable. »

Adrien sentit son cœur accélérer.

« Le véritable responsable est celui qui a financé la création d'Aurora. »

Puis un nom apparut.

Adrien le lut.

Et son visage devint livide.

LEONARD DELORME.

Le père de Victor.

Claire recula.

— C'est impossible.

Adrien regarda le passeport.

Il portait le même nom.

Puis il remarqua une photographie attachée au document.

Trois hommes y figuraient.

Son père.

Leonard Delorme.

Et Gabriel Morel.

Adrien fixa le troisième homme.

— Gabriel Morel...

Claire murmura :

— C'était le frère de ton père.

Adrien se figea.

— Mon oncle ?

— Oui.

— Mais il est mort avant ma naissance.

Claire secoua la tête.

— Non.

Un bruit retentit derrière eux.

La porte métallique se referma.

Adrien se retourna.

— Nous ne sommes pas seuls.

Les lumières s'éteignirent.

Puis un écran s'alluma.

Une silhouette apparut.

Un homme âgé.

Assis dans un fauteuil.

Adrien sentit son cœur s'arrêter.

— Papa...

L'homme regarda la caméra.

— Adrien.

La voix était exactement celle qu'il avait entendue dans son enfance.

— Si tu regardes ceci, c'est que tu as trouvé le coffre.

Adrien s'approcha de l'écran.

— Où es-tu ?

Son père répondit :

— Très près.

— Pourquoi ne viens-tu pas me voir ?

Un silence.

— Parce que quelqu'un dans ta propre famille travaille encore pour Aurora.

Claire se retourna.

— Qui ?

L'écran continua.

— Je ne peux pas te donner son nom.

Adrien frappa le bureau.

— Pourquoi ?

— Parce qu'il surveille tout ce que tu fais.

Adrien regarda les caméras.

Il comprit.

La villa était surveillée depuis des années.

Puis son père ajouta :

— Mais je peux te donner un indice.

L'écran changea.

Une photographie apparut.

On y voyait une femme.

Adrien la reconnut.

— Helena...

Claire devint blanche.

Helena était l'ancienne secrétaire de son père.

Elle avait travaillé pour la famille pendant vingt-cinq ans.

Elle connaissait tous leurs secrets.

Adrien secoua la tête.

— Elle ?

La vidéo continua :

— Ne lui fais pas confiance.

Puis l'écran s'éteignit.

Claire murmura :

— Helena nous a toujours protégés.

Adrien répondit :

— Peut-être.

Il prit la clé USB.

— Ou peut-être qu'elle nous surveillait.

Soudain, son téléphone vibra.

Un message.

« Tu as ouvert le coffre. »

Puis :

« Tu as vu le visage de ton père. »

Un troisième message apparut.

« Maintenant, retourne au gala. »

Adrien fronça les sourcils.

— Pourquoi ?

La réponse arriva immédiatement :

« Parce que l'homme que tu cherches est déjà dans la salle. »


Ils remontèrent rapidement.

La villa était toujours entourée de policiers.

Adrien entra dans la salle principale.

Tout avait changé.

Les lumières étaient éteintes.

Les tables étaient désertes.

Mais quelqu'un se trouvait au centre de la pièce.

Un homme en costume noir.

Dos à Adrien.

Il se retourna lentement.

Adrien s'arrêta.

Il connaissait ce visage.

C'était l'homme qu'il avait vu sur la photographie.

Son père.

Mais quelque chose n'allait pas.

Il était trop jeune.

Trop calme.

Et surtout...

il portait une bague noire.

Adrien murmura :

— Papa ?

L'homme sourit.

— Non.

Il retira lentement ses lunettes.

— Je suis Gabriel Morel.

Adrien sentit son sang se glacer.

— Mon oncle.

L'homme acquiesça.

Puis il prononça une phrase qui changea tout :

Ton père n'est pas la victime de cette histoire, Adrien.

Il s'approcha.

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C'est lui qui a commencé tout cela.

À suivre…

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